Aménagement urbain : après l’abandon du projet Bercy-Charenton par Paris,
Charenton-le-Pont réaffirme sa détermination pour Charenton-Bercy
Le 9 septembre 2026, à l’occasion d’une réunion en Préfecture du Val-de-Marne, la Ville de Paris a annoncé son souhait d’abandonner son projet d’aménagement urbain « Bercy-Charenton » situé dans le 12e arrondissement. Cette décision, annoncée en présence du Maire de Charenton, Hervé Gicquel, et de son adjoint en charge de l’urbanisme, Benoit Gailhac, serait actée si les exigences financières de la SNCF, jugées insoutenables, étaient maintenues. En effet, les prix d’acquisition du foncier et les coûts de reconstitution des ouvrages ferroviaires ont dépassé les 500 millions d’euros.
Face à cette situation, la Municipalité de Charenton-le-Pont a demandé l’ouverture rapide de discussions sous l’égide de l’État. Elle réaffirme avec force que sa mobilisation reste entière pour transformer et préparer l’avenir de son propre territoire. Le préfet du Val-de-Marne, Stanislas Bourron, a répondu favorablement à cette demande et se donne quelques semaines pour tenter de résoudre cette équation financière et relancer la dynamique de coopération.
Le projet « Charenton-Bercy » se poursuit
Porté par la Ville de Charenton-le-Pont, Grand Paris Aménagement, Bouygues Immobilier et Tikehau, le projet « Charenton-Bercy » doit poursuivre son développement. Cet écoquartier, qui représente près de 10 % du territoire communal, prévoit la création de 1 500 logements familiaux (dont 30 % de logements sociaux). Avec une ambition forte en matière d’attractivité, de mobilités et de qualité environnementale, il constitue actuellement l’un des projets urbains les plus importants en France.
Désenclaver Charenton : la rue Baron Le Roy, une condition essentielle
Les enjeux des prochaines semaines reposent sur la révision des montants demandés par la SNCF, la modification du projet parisien et le percement de la rue Baron Le Roy. Sur ce dernier point, la Ville de Charenton-le-Pont salue la volonté de la Ville de Paris, réaffirmée le 9 septembre, de prolonger la rue Baron Le Roy. Des crédits ont déjà été votés par Paris pour mettre en œuvre, dès 2027, un cheminement transitoire dédié aux piétons et aux cyclistes. Cependant, un aménagement pérenne reste conditionné à la capacité de la SNCF à revoir ses prétentions financières.
Hervé Gicquel, Maire de Charenton-le-Pont et Vice-Président du Conseil Départemental du Val-de-Marne, souligne : « L’aménagement conjoint de nos deux territoires avait un sens métropolitain évident. Paris pourrait reculer devant le poids des coûts ferroviaires, ce qui peut s’entendre. Mais à Charenton, nous continuons d’avancer. ». Il précise que la ville sera d’une vigilance absolue et compte sur l’État pour désenclaver le quartier de Bercy, développer les mobilités douces, et renforcer la connexion avec Paris (le quartier Saint-Émilion et la ligne 14 du métro). Il se donne jusqu’à la fin de l’année 2026 pour mesurer l’aboutissement de ces discussions.
La responsabilité de l’État et de la SNCF est désormais engagée
La balle est désormais dans le camp de l’État et de la SNCF. La SNCF reste détenue à 100 % par l’État et exerce des missions d’intérêt général et d’aménagement du territoire. Une solution doit être trouvée pour réaliser cette liaison entre Charenton et Paris.
Après dix années de travail de la Municipalité de Charenton-le-Pont pour construire cet écoquartier et répondre aux objectifs de l’État, il ne peut être question de voir cette ambition remise en cause par un blocage foncier et financier.
 COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE DE CHARENTON-LE-PONT.